La « Relation d’aide » à l’Hôpital de la Croix-Rousse

A l’initiative des Hospices Civils de Lyon Nord Croix-Rousse, les infirmières du service anesthésie réanimation du professeur Jean-Paul Viale, ont mis en place des méthodes innovantes de prise en charge de la douleur postopératoire : le projet de « Relation d’Aide ».

La Fondation APICIL et la Ligue contre le Cancer du Rhone, s’associent pour remettre un chèque de 65 400 euros aux infirmières anesthésistes du service anesthésie réanimation des Hospices Civils de Lyon Nord Croix-Rousse, afin de permettre la réalisation du projet de « Relation d’aide » au service de chirurgie générale.

Lors de la consultation, le médecin anesthésiste informe le patient et mesure son degré d’anxiété (échelle de Covi). Si le seuil de 7/15 est atteint, il propose la « Relation d’Aide ».

Il s’agit d’une approche complémentaire, non médicamenteuse de la douleur par un suivi psychologique, de la relaxation, du toucher-massage, de la résonance énergétique par stimulation cutanée…

Géraldine Ollivier, Françoise Peju, Isabelle Lanquetin, Myriam Bonhomme, infirmières douleur des HCL Nord, développent grâce à ces entretiens un lien de confiance dans la relation soignant / soigné. Elles s’intéressent au contexte émotionnel de la douleur des patients.

La notion d’équipe pluridisciplinaire est capitale dans ce projet de « Relation d’Aide » qui implique tout le service. Une prise de conscience générale de l’ensemble des soignants, qui travaille en relais avec un support écrit « retraçant » le vécu des séances…

Les infirmières organisent le suivi du patient sous forme d’entretien de 45 mn, le 1er avant l’intervention, le second dans les 24 à 48h après, le 3ème en fin de séjour hospitalier. Il ne s’agit pas d’une prise en charge psychothérapique… mais d’améliorer le confort physique et moral des patients. Un questionnaire de satisfaction est rempli en fin d’hospitalisation et l’on constate que l’on améliore le vécu du patient, l’on prévient certaines décompensations (séquelles douloureuses et dépression), l’on optimise la qualité des suites chirurgicales, l’on créé un impact socio-économique (parfois en réduisant le nombre de jours d’hospitalisation).

Photo: Madame Lesage (Ligue contre la cancer), Mesdames Péju, Ollivier et Bonhomme (Infirmières anesthésistes), Madame Aulnette (Fondation APICIL), Madame Lanquetin (Infirmière anesthésiste), Madame Herbelet (Directrice du Groupement Hospitalier Nord), Professeur Jean-Paul Viale, Chef du service anesthésie réanimation de la Croix Rousse.

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