Nouvelles pratiques

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La Fondation APICIL permet la mise en place de pratiques innovantes ou peu répandues, qui répondent aux attentes des malades comme des soignants. La relaxation, les groupes thérapeutiques, la prise en compte de la dimension sociale, sont autant de paramètres que la Fondation APICIL encourage à travers les projets qu’elle soutient au sein des hôpitaux.

Proposer un projet

  • 2009

Soigner la douleur chronique en groupes

Docteur Christian Pommier, Docteur Viviane Belleoud, Hôpital Saint-Joseph Saint-Luc,  Lyon.

Dans le prolongement des groupes douleur chronique mis en place à Saint-Etienne en 2007, la Fondation APICIL accompagne en 2009 et 2010 un nouveau projet de groupes thérapeutiques à Lyon. L’objectif est de rendre le patient acteur de son traitement en lui donnant la possibilité de faire lui même l’apprentissage, en groupe, de techniques adaptées pour soulager sa douleur, notamment des thérapies non médicamenteuses telle que l’hypnose, la sophrologie, la relaxation…

 

Education des patients victimes de céphalées par abus médicamenteux

Docteur Virginie Dousset, centre de la douleur du  CHU de Bordeaux

Le projet d’étude vise à évaluer l’efficacité d’une procédure de prise en charge des céphalées par abus médicamenteux, optimisée par la réalisation d’une éducation thérapeutique adaptée, réalisée par des professionnels de santé formés, plus facilement et plus rapidement accessibles en amont des consultations au centre de la douleur.

 

 Analyse des pratiques des psychologues libéraux
Madame Odile David, Réseau Népale, Grigny.
Les psychologues libéraux qui interviennent à domicile dans le cadre de réseau de soins, pour des maladies lourdes, ont peu de supervisions. Le réseau Népale propose de créer un groupe pour les psychologues intervenant à domicile chez les personnes en fin de vie. Ces groupes sont un espace d’analyse des pratiques professionnelles pour confronter leur pratique à l’analyse de leurs pairs. Cela permettra de connaître l’hétérogénéité des pratiques des psychologues libéraux et de compléter les formations.

Oublier sa douleur : stimulation, évasion et plaisir des sens
La musique se déplace dans les chambres
Madame Sylvie Svaldi, HEPAD de l’Hôpital Local, Brie Comte Robert
La Fondation APICIL permet l’intervention d’une musicienne dans les chambres des patients ne pouvant se déplacer. Ce projet vise à diminuer les souffrances morales liées à la solitude. Pour certaines personnes l’objectif sera aussi de donner envie de recréer une relation avec d’autres.

Des danseurs à l’hôpital
V
alérie Martel Compagnie Alouette, ACM Ballet, Paris
L’intervention des quatre danseurs professionnels de la compagnie au sein du pôle Gérontologie de l’Hôpital Paul Brousse à Villejuif, permet d’offrir un moment de plaisir et d’évasion, d’oublier l’hôpital, la fin de vie et la douleur. Les danseurs se déplacent jusqu’au chevet des patients, à la rencontre des personnes les plus dépendantes. Voir le site internet

 Atelier d’art thérapie
Dominique Clerc, Centre de réadaptation de Romans-Ferrari Pool Brûlé-orthopédie
L’atelier d’art thérapie est mis en place afin de proposer aux enfants ayant des atteintes neurologiques (traumatisme crânien, tumeur cérébrale et autres). Un lieu, du temps, du matériel et un accompagnement. Un temps durant lequel leurs souffrances physiques et psychiques, peuvent être  déposées, mises à distance, modelées, matérialisées et peut être « domptées ». L’atelier est également un temps de « pause » entre les différentes phases de la rééducation.

  • 2008

La Relation d’Aide pour réduire les douleurs postopératoires

Service de chirurgie générale, hôpital de la Croix-Rousse, Lyon (Professeur Jean-Paul VIALE)

La Fondation APICIL et la Ligue contre le Cancer cofinancent la mise en place d’un programme de prise en charge de la souffrance morale sur deux ans, intitulé « Prévention des douleurs induites par les soins et psychopathologies secondaires au traitement chirurgical : prise en charge non médicamenteuse par la Relation d’Aide ». Il s’agit de prévenir des douleurs postopératoires par l’utilisation de techniques non médicamenteuses, tel que la sophrologie ou la RESC (Résonnance Energétique par Stimulation Cutanée), en complément des traitements classiques de la douleur aiguë. Prendre le temps de la Relation d’Aide, permet d’améliorer le vécu des opérations et éviter les complications chez les patients angoissés.

 

Les groupes thérapeutiques pour traiter la douleur chronique

Centre de la douleur du CHU de Saint-Etienne (Docteur Malou NAVEZ)

La Fondation APICIL finance pour la deuxième année consécutive des groupes de patients douloureux chroniques suivis par une équipe pluridisciplinaire, au CHU de Saint Etienne. Cette approche innovante permet de répondre aux besoins actuels : l’amélioration de l’accès aux structures douleur, notamment en réduisant les délais d’attente et le travail sur la prévention de la douleur chronique, l’éducation et la prise en compte de la dimension psychosociale de ces patients.

Plus dynamiques et plus proches des difficultés rencontrées par ces patients, les groupes sont propices à l’expression des angoisses et de la souffrance psychosociale, ils aident à faire le lien entre souffrance et douleur du corps. Le groupe est une alternative intéressante pour les patients peu enclins à entamer une psychothérapie individuelle. Ce support peut les inciter à parler d’eux indirectement par le jeu des identifications interpersonnelles.

En  2008, plus de 10 groupes ont été créés grâce à la Fondation, avec pour chaque groupe, 10 patients pris en charge.

 

Les groupes corporels pour traiter la douleur chronique

Unité douleur et soins palliatifs, Centre Hospitalier de Chambéry (Docteur Pierre BASSET)

Dans le service de traitement de la douleur chronique de Chambéry, un autre type de travail en groupe est expérimenté : des groupes de patients douloureux chroniques apprennent à pratiquer des automassages et massent les autres patients. Le but est de restaurer l’image du corps détruite par la douleur envahissante et persistante.

Le travail, en groupe de 4 est encadré par une thérapeute. Les patients sont également reçus en séances individuelles, ils sont orientés vers les groupes corporels après un entretien avec le psychologue du centre.

Cette expérience nouvelle dans le traitement des douleurs chroniques présente de nouvelles perspectives de prise en charge. Les évaluations sont très importantes pour la pérennisation des groupes, l’adaptation éventuelle de la technique et sa reproduction à d’autres centres.

 

La psychomotricité dans la prise en charge de la douleur

Centre de la douleur, Soins palliatifs du Centre Hospitalier de Vienne (Docteur Colette PEYRARD)

La Fondation APICIL permet la présence d’une psychomotricienne, qui prend en charge les patients douloureux chroniques à l’hôpital de Vienne, les patients de soins palliatifs, ainsi que les patients suivis en hospitalisation à  domicile.

La psychomotricité est un mode d’approche qui utilise le corps dans une relation thérapeutique visant à atteindre l’individu dans sa globalité.

Le but sera de réconcilier le patient avec son corps souffrant, de travailler sur les sentiments et vécus d’isolement, de pouvoir se mobiliser dans son corps, de ressentir et de penser, de  l’aider à être dans un projet de vie.

 

Création d’une consultation douleur pilote

Hôpital psychiatrique Saint-Jean de Dieu de Lyon (Docteur Michel COPPON, psychiatre)

La Fondation APICIL a permis la création d’une consultation douleur au sein de l’hôpital psychiatrique Saint-Jean de Dieu à Lyon. Ce projet novateur répond à un manque et une difficulté de prise en charge de la douleur en milieu psychiatrique. L’objectif est d’évaluer le travail effectué dans cette consultation, de développer des outils d’évaluation adaptés et d’encourager les soignants à prendre davantage en compte la douleur des malades psychiatriques.

 

L’art-thérapie, aider le patient à exprimer sa souffrance

Services d’oncologie du CHU de Grenoble, association AGARO (Professeur Mireille MOUSSEAU)

Hôpital George-Claudinon, Saint-Etienne, service soins de suite, oncologie et soins palliatifs (Docteur Nadine AUGUSTE)

La Fondation APICIL a soutenu de nombreux ateliers d’art thérapie, aussi bien dans le domaine des soins palliatifs que du cancer ou encore de la douleur chronique. L’art thérapie permet aux patients atteins de cancers une expression de leurs sentiments douloureux, trop difficiles à mettre en mots. A un moment de la vie où le patient présente une grande vulnérabilité, une grande dépendance vis-à-vis de son entourage, ce temps est considéré comme un apaisement.

L’art thérapie introduit une nouvelle approche thérapeutique pour les soignants. Non invasive et non intrusive, cette méthode permet de raccrocher le patient à un projet thérapeutique. C’est une méthode innovante, encore peu répandue et originale. Cette technique permet de rompre l’isolement et de transmettre une œuvre que l’artiste s’ignorait capable de réaliser.

 

L’hypnose pour soulager la douleur du cancer

Département interdisciplinaire de soins de supports pour le patient en oncologie (DISSPO) Institut de Cancérologie de la Loire (Docteur Patrick MICHAUD)

Grâce à l’engagement de la Fondation APICIL, une consultation d’hypnose complète les outils de prise en charge de la douleur des patients atteints de cancer à l’Institut de Cancérologie de la Loire.

Un médecin pratiquant l’hypnose médicale, propose la consultation  aux patients du centre.

Grâce à l’hypnose, le patient accède à des ressources internes qu’il peut mobiliser pour soulager une partie de sa souffrance ou de sa douleur. Le patient peut faire appel à ses propres capacités pour faire de l’auto-hypnose.

Ce nouvel outil thérapeutique peut être utile aux patients souffrants de cancer, à la phase initiale d’annonce, si l’anxiété est telle qu’elle peut perturber la suite du traitement et également lors des différentes phases du traitement : phobie des perfusions, nausées, vomissements, douleurs. L’hypnose permet de diminuer les psychotropes et les antalgiques dont les doses entravent la relation avec l’entourage.

 

Développement d’une unité mobile hospitalière de consultation interculturelle

Docteur Serge BOUZNAH, Association IPAOS Culture et Santé, Paris

Le projet concerne le développement d’une unité mobile hospitalière de consultation interculturelle, spécialisée dans la prise en charge de patients migrants atteints de pathologies douloureuses chroniques.

L’unité répond aux demandes des équipes soignantes hospitalières confrontées à une impasse dans la mise en place ou la poursuite d’un projet thérapeutique pour un patient migrant souffrant d’une pathologie douloureuse chronique.  

Le caractère innovant du projet réside dans la proposition faite pour la première fois d’associer dans un dispositif clinique et thérapeutique intra hospitalier, les théories de l’anthropologie médicale et celles de la médecine scientifique. La présence d’un médiateur à chaque consultation permet aux intervenants, médecins et psychologues, de mieux comprendre la problématique exposée par le patient. Cette initiative est unique en Europe et fait l’objet d’un intérêt certain de la part d’équipes de recherche intervenant dans le domaine interculturel.

  • 2007

Association « Le Trèfle » : un suivi de la naissance à l’adolescence

Docteur Isabelle JAMES, clinique du Val d’Ouest.

L’association, créée grâce à la Fondation APICIL permet aux différents professionnels de santé de réaliser une prise en charge pluridisciplinaire et cohérente, de la naissance à l’adolescence, pour des enfants atteints de fentes labio-palatines.

En complément à la chirurgie, l’association propose un accompagnement psychologique des parents et des enfants, des orthophonistes, ORL, aide à l’allaitement… L’association est devenue en 2008 centre de référence pour le traitement des fentes labio-palatines.

 

Centre de la douleur du CHU de Saint-Etienne
Centre de traitement de la douleur du CHU de Saint-Etienne, docteur Malou Navez.
Le projet des groupes thérapeutiques destinés aux patients douloureux chroniques a vu le jour en 2007 au centre de la douleur du CHU de Saint-Etienne. Financés par La Fondation APICIL depuis 3 ans, les groupes permettent aux patients de trouver des ressources, en complément des médicaments, pour mieux contrôler la douleur. L’équipe pluridisciplinaire de Saint-Etienne (psychologue, kinésithérapeute, ergonome, psychologue, psychiatre, neurologue, sophrologue, assistante sociale, infirmières…) qui encadre les groupes apporte au patient des méthodes applicables au quotidien et l’aide à devenir autonome. Les résultats sont très encourageants et les patients satisfaits. L’équipe a par exemple constaté que beaucoup de patients ont retrouvé une activité physique et certains ont repris une activité professionnelle. 

L’Art thérapie pour apaiser les souffrances et soulager la douleur
Centre de la douleur de l’adulte et de l’enfant au CHU de Grenoble, docteur Jean-Pierre Alibeu.
Centre de soins palliatifs du CH Lyon Sud, docteur Marilène Filbet.
La Fondation APICIL permet la présence de deux art thérapeutes : dans les soins palliatifs et  dans la douleur chronique. L’art-thérapie utilise des activités de création artistique comme moyen d’expression des émotions, des blocages, pour une meilleure connaissance de soi. Utilisée en groupe dans la douleur chronique, ou en séances individuelles en soins palliatif, cette technique apporte un outil supplémentaire aux soignants pour prendre en charge la douleur des patients. 

 

« Viens voir des images … » … au bloc opératoire
Service de pédiatrie de l’hôpital Edouard Herriot (aujourd’hui : hôpital Femme-Mère-Enfant), docteur Christiane Foussat.
Le projet imaginé Le projet imaginé par des infirmiers spécialisés dont Jean-Elie Boyer et Stéphanie Cadars, consiste à utiliser les techniques d’hypno-analgésie auxquelles l’équipe s’est formée, à travers la distraction de l’enfant, en proposant un support d’images vidéo permettant de favoriser le contact avec l’enfant à son arrivée au bloc opératoire, en pré-anesthésie et en consultation de la douleur. Cette technique permet de diminuer l’angoisse, d’améliorer les conditions de l’opération et du réveil.

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