Les projets de recherche
Recherche - Formation - Information - Nouvelles pratiques - Matériel - Prix et bourses - Soutien des proches
La Recherche constitue un domaine essentiel pour continuer à améliorer la prise en charge de la douleur. La Fondation APICIL est régulièrement sollicitée pour des projets de ce type et en accompagne régulièrement depuis sa création.
Proposer un projet de recherche
-
2010
Etude de l’effet placebo dans le phénomène douloureux chez des patients schizophrènes
Julie Corfmat, psychologue. Unité de recherche clinique de l’Etablissement Public Spécialisé de Ville-Evrard (93)
La douleur dans la schizophrénie est un domaine encore très controversé. Certains auteurs ont montré que les patients ne ressentent pas la douleur, d’autres, au contraire, qu’ils ressentiraient la douleur mais ne réussirait pas à l’exprimer. Cette étude a pour but de mettre en évidence la particularité de l’effet placebo dans la schizophrénie, ainsi que le rapport à la douleur dans cette pathologie. L’étude de l’effet placebo dans la schizophrénie ainsi que dans le rapport au phénomène douloureux, pourrait avoir des retombées directes dans l’amélioration des prises en charge des patients au niveau somatique et psychique et ainsi améliorer leur qualité de vie.
-
2009
Evaluation prospective des facteurs de risques de douleurs chroniques postopératoires à partir d’un modèle chirurgical
Docteur Valéria Martinez, Hôpital Raymond Poincaré, Garches
Cette étude est destinée à déterminer les facteurs de risque de chronicisation de la douleur postopératoire. elle permettra, grâce à l’étude d’un modèle chirurgical, de mieux discerner la douleur neuropatique postopératoire et d’apporter des éléments de réponses sur les mécanismes de survenue de ces douleurs.
Peut-on améliorer l’empathie des patients lombalgiques chroniques grâce à l’hypnose ?
Madame Fanny Nusbaum, psychologue Laboratoire S.I.S (EA 4129) Psychologie de la santé et du développement, CERMEP, Lyon
Ce projet de recherche original s’inscrit dans le travail réalisé en 2008 grâce au soutient de la Fondation APICIL, concernant l’étude de l’impact de l’hypnose sur la lombalgie chronique par les techniques d’imagerie. L’objectif de ce nouveau projet est de mieux comprendre le rôle de la composante émotionnelle dans la douleur chronique. Il étudie, à travers l’hypnose, la possibilité d’une amélioration de l’empathie afin de réduire la douleur chronique.
Evaluation de l’efficacité d’infiltrations locales dans la prise en charge de la douleur après chirurgie hépatique chez l’adulte
Docteur Véronique Peres-Bachelot, Centre Léon Bérard, Lyon
Ce projet de recherche a pour ambition de vérifier le bénéfice que pourrait apporter des infiltrations locales per et post opératoires de ropivacaïne dans la prise en charge de la douleur après chirurgie hépatique chez l’adulte. On cherche à démontrer une réduction significative des consommations d’antalgiques postopératoires, notamment des morphiniques. Ceci pourrait permettre une réhabilitation postopératoire plus rapide (reprise du transit, réalimentation précoce, diminution de la durée moyenne de séjour (DMS), de l’incidence des infections nosocomiales…).
Répandre la technique de cyphoplastie par ballonnets : technique de reconstruction vertébrale, pour un meilleur soulagement des patients atteints de cancer
Professeur Fabrice-Guy Barral, CHU de Saint-Etienne
Cette étude a pour objectif de démontrer le bénéfice d’une technique de reconstruction vertébrale : la cyphoplastie par ballonnets dans le traitement des tassements vertébraux dus au cancer par rapport à la technique de vertébroplastie actuellement utilisée. Cette technique présente de nombreux avantages en termes de réduction de la douleur, de confort et de rééducation et de prévention d’autres tassements vertébraux.
Etude prospective de la dépression chez les patients atteints de cancers
Docteur Wadih Rhondali, Centre Léon Bérard, Lyon
Des recherches bibliographiques ont permis de souligner l’importance du diagnostic et de la prise en charge de la dépression dans le traitement du cancer, pourtant, celle-ci est sous diagnostiquée et donc, mal prise en charge.
Ce travail de recherche consiste en une étude des pratiques de dépistage et de traitement des dépressions chez les personnes atteintes de cancers. Il vise à déterminer les raisons de ces difficultés de diagnostic pour pouvoir par la suite, améliorer la prise en charge des patients.
Hypersensibilité à la douleur des patients dépendants aux opiacés : mieux dépister pour mieux soulager
Docteur Nicolas Authier, INSERM 766 « Pharmacologie fondamentale et clinique de la douleur », CHU de Clermont-Ferrand
Ce travail de recherche clinique permettra de mieux connaître le statut des patients dépendants aux opiacés en terme de sensibilité à la douleur ainsi qu’une approche pharmacologique plus ciblée et personnalisée en terme d’antalgie. Ces travaux de recherche seront particulièrement utiles dans le domaine de la prise en charge des patients douloureux chroniques, confrontés eux aussi à des traitements opiacés au long cours pourvoyeurs de cette hypersensibilisation.
Evaluer et comprendre les douleurs induites sous traitements anti-hormonaux
Professeur Serge PERROT, Service de Médecine Interne, Hôtel Dieu, Paris
L’étude, menée sur 128 patientes traitées pour un cancer du sein a pour objectif d’évaluer les douleurs musculosquelettiques diffuses qui apparaissent chez les patientes traitées par anti-aromatases. Les patientes traitées par anti-aromatases développent des douleurs diffuses articulaires (inflammatoires ou mécaniques) et tendino-musculaires (de type fibromyalgique) dans 20 à 40% des cas, dans les 6 à 12 mois suivant l’instauration du traitement. Cette situation douloureuse, parfois à l’origine d’un arrêt du traitement pourrait permettre d’explorer les facteurs de risque de développement d’une douleur rhumatologique. En effet, l’apparition de ces douleurs pourrait être liée à une chute brutale du taux des estrogènes liée au traitement, mais aussi au terrain, aux facteurs psychologiques ou encore à des facteurs génétiques.
Etudier la douleur sociale grâce aux techniques d’imagerie cérébrale
Unité Mixte de Recherche CNRS-Université Lyon 1 – UMR 5229, Angela Sirigu, directeur de recherche
Le docteur Lucia Cariiero, chercheur Italienne, mènera au sein du laboratoire de recherche de l’Université Claude Bernard de Lyon, en 2010 et 2011 un travail de recherche intitulé : « Mieux comprendre les mécanismes cérébraux impliqués dans les processus de la douleur sociale par des techniques d’exploration neurophysiologiques. » En partenariat avec la Fondation Neurodis.
-
2008
Evaluation des stimulations non invasives du cortex moteur pour le traitement des douleurs neuropathiques
Unité INSERM U 879, Lyon (Docteur Luis Garcia-Larrea, Directeur de Recherche)
Ce projet de recherche est destiné à évaluer le bénéfice antalgique de la Stimulation Magnétique Transcrannienne (rTMS), en comparaison à une technique de stimulation électrique (tDCS), pour des patients souffrants de douleurs neuropathiques chroniques.
Ce projet associe l’unité INSERM U879 de Lyon, les centres de la douleur des CHU de Lyon et Saint-Etienne, le service MPR du CHU de Saint-Etienne. Il cherche à développer des nouvelles techniques antalgiques non médicamenteuses et non invasives dans le domaine des douleurs neuropathiques.
Evaluation du bénéfice antalgique de la stimulation magnétique transcrânienne répétitive (RTMS) sur les syndromes douloureux chroniques idiopathiques
Dr Nadine ATTAL, Neurologue, responsable du centre d’Evaluation et de Traitement de la Douleur de l’hôpital Ambroise Paré / Unité de recherche INSERM, Paris
L’équipe, menée par le docteur Nadine ATTAL est constituée de cliniciens et de chercheurs, membres du Centre d’Evaluation et de Traitement de la Douleur de l’hôpital Ambroise Paré et de l’unité U 792 de l’INSERM.
L’objectif est d’analyser les effets antalgiques de la TMS répétitive dans les douleurs de la fibromyalgie, du syndrome du colon irritable et de la stomatodynie. Il s’agit de la première étude visant à évaluer le bénéfice de stimulations répétées au long cours sur la douleur.
Cette étude permettra de déterminer l’intérêt thérapeutique à long terme d’une technique originale et innovante dans la prise en charge de syndromes douloureux chroniques rebelles au traitement médical classique, complétant ainsi les études réalisées à Lyon et Grenoble.
Etude du bénéfice antalgique d’un appareil d’échographie pour les ponctions veineuses douloureuses.
Département de Rhumatologie et douleur l’hôpital Pitié-Salpêtrière, Paris (Professeur Pierre Bourgeois)
La Fondation APICIL finance une étude destinée à évaluer l’impact de l’utilisation d’un échographe lors de la réalisation des ponctions veineuses chez les malades ayant eu au préalable une expérience de ponction douloureuse ou difficile. L’objectif est de réduire les douleurs induites par des gestes douloureux invasifs, grâce à l’utilisation de l’appareil d’échographie.
Dépistage de la dépression chez les patients en fin de vie
Centre de soins palliatifs de l’hôpital de Lyon Sud (Docteur Marilène Filbet)
Cette étude a permis l’adaptation et la traduction en langue française, d’une échelle écossaise simplifiée de dépistage de la dépression chez les patients en soins palliatifs et encourager l’intervention de psychiatres dans les services.
L’évaluation bio-psycho-sociale de la douleur chronique
C.H.U de la Timone, Centre Douleur Chronique, Service de Neurochirurgie Fonctionnelle
L’équipe à l’origine du projet est pluridisciplinaire. Elle réunit les membres du centre de la douleur du CHU de la Timone et des chercheurs du Laboratoire de Psychologie Sociale de l’Université de Provence.
Le projet a pour objectif principal de développer une démarche de prise en charge s’appuyant sur la prise en compte systématique des composantes bio-psycho-sociales du vécu douloureux dans la mise en œuvre du projet thérapeutique.
Le travail porte sur la création d’outils d’évaluation de la douleur chronique à l’usage des médecins, qui permettront de cibler de façon précise et systématique, les différentes composantes (bio-psycho-sociale) du vécu douloureux afin d’adapter une prise en charge individualisée correspondant au patient et à sa problématique et définir un protocole.
-
2007
Thèse de recherche: hypnose et douleur chronique
Fanny Nusbaum, psychologue, université Lumière Lyon 2, laboratoire santé-individu-société
Projet de collaboration interdisciplinaire autour du thème hypnose et douleur chronique de neuroscientifiques, médecins et psychologues, ayant pour objectif de caractériser, par l’imagerie cérébrale, le circuit neuronal impliqué dans l’hypnoanalgésie chez des patients lombalgiques chroniques.
Enquête sur la douleur liée au travail
Professeur Patrice Queneau, président du comité des états généraux de la douleur
Organise une enquête dans les structures douleur sur les personnes souffrant de douleur liées au travail. L’objectif est de connaître la prévalence des patients consultants et pris en charge dans les structures douleur pour des douleurs imputables au travail, d’en évaluer les facteurs favorisants, d’optimiser la prise en charge pluridisciplinaire des personnes souffrantes en associant médecin du travail, médecins des caisses d’assurance maladie, médecins en charge de l’expertise et personnel de santé (libéraux et hospitaliers) et enfin d’améliorer l’information destinée aux patients.
-
2006
Etude sur le stress lié au transports médicalisés des nouveau-nés
Docteur Jean-Christophe Bouchut, anesthésiste-réanimateur, Samu 69
Financé par la Fondation APICIL, le SAMU 69, en collaboration avec la société suisse IAV engineering, mène actuellement un travail de recherche important. Il s’agit d’identifier et d’étudier simultanément l’ensemble des contraintes mécaniques et cinématiques que subit un nouveau-né pendant un transport (isolation, choix des suspensions, des pneumatiques, des véhicules, comportement de conduite, type de matelas, de couveuse…etc.)